Les Favre ont le sens de l'aventure. Maman, papa et les quatre enfants bourlinguent pendant dix mois autour du monde.


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Du 25 mai au 12 juin 2007 : séjour en Jordanie


Le retour en Suisse approchant de plus en plus, la motivation pour mettre le site à jour va diminuant.

On va quand même faire l'effort de vous décrire notre séjour en Jordanie (et c'est avec plaisir qu'on fournira plus de détails si vous le souhaitez cet été sur notre terrasse à Belmont).

Après avoir traversé à pied la frontière israëlo-jordanienne, un taxi nous emmène jusqu'à Aquaba, ville portuaire du sud de la Jordanie.

On y reste une nuit, le temps de trouver une voiture de location, de faire quelques courses et de planifier la suite de notre voyage.

La Jordanie est un pays assez facile à visiter, vu qu'il n'y a qu'une route qui traverse le pays du nord au sud sur environ 300/400 kilomètres.

Nous partons donc le lendemain en direction du nord pour remonter le pays jusqu'à la capitale, Amman. Nous découvrons un pays sec et désertique, où les paysages se limitent en général à des collines de terre et de cailloux et où la verdure se fait très rare.
       

Sur la route, nous croisons régulièrement des campements de bédouins avec leur troupeaux de chèvres qui essaient de brouter quelques herbes entre les cailloux.

Les Jordaniens sont des gens très accueillants. On peut constater à quel point ils aiment leur pays et leur roi, car les drapeaux du pays et les portraits de la famille royale sont omniprésents, que ce soit dans les échoppes, les hôtels, les carrefours, les lieux publiques, les voitures, etc.

Ils portent encore beaucoup l'habit traditionnel bédouin et sont très élégants.

Malheureusement, ne parlant pas l'arabe, les échanges sont de ce fait limités. Malgré ça, les Jordaniens vous invitent très souvent à venir prendre le thé chez eux, car cela fait partie de leurs traditions.

Notre première halte se fait dans le site historique de Petra, ancienne cité troglodytique, capitale du royaume des Nabatéens, oubliée au fil des ans puis redécouverte en 1812 par un explorateur ... suisse.

       

On a beau en avoir entendu parlé, l'avoir vu sur des photos ou à la télévision dans « Indiana Jones », lorsqu'on débouche du Siq (défilé étroit se trouvant à l'entrée de la cité) et qu'on se retrouve en face d'Al-Khazneh (le trésor), c'est vraiment impressionnant.

              

Tous ces tombeaux creusés dans la roche démontrent l'habileté des architectes et des tailleurs de pierres de l'époque.

       

Nous restons quelques jours dans la région de Petra et logeons à Dana, petit village aux allures abandonnées, dans un hôtel ressemblant plus à une maison en ruine qu'à un hôtel.

Enfin, si les lits n'étaient pas des plus confortables, le personnel était très sympa, la terrasse sur le toit calme et agréable et la nourriture abondante.

       

Après cette halte « bedouine », nous repartons au nord en direction de Amman, visitant sur la route quelques châteaux en ruine datant de l'époque des croisades et arrivons enfin dans la capitale où nous allons passer deux semaines studieuses, afin de rattraper le retard accumulé dans les différents cours (lecture et écriture pour Amandine, orthographe, grammaire et conjugaison pour Guillaume, allemand et français pour les deux grands).

       

On gardera quand même un peu de temps libre pour faire un tour du côté de la Mer Morte, où même Jean-Claude a du mal à s'immerger, à cause de la densité de l'eau qui est telle que même un éléphant flotterait (aucun rapport avec Jean-Claude).

       

On ira également visiter Jerash, un des sites archéologiques romains les mieux préservés du pourtour méditerranéen, où sur une centaine d'hectares, on peut visiter de nombreux temples, arcs, amphithéâtres, un hippodrome, des avenues bordées de colonnes, ...

       

Et pour récompenser nos efforts, après de longues journées de travail, on découvre lors de nos balades aux alentours de l'hôtel un excellent restaurant local que nous adoptons immédiatement comme cantine, tant la nourriture y est excellente, et une pâtisserie « chic » (
www.chezhilda.com), où les gâteaux au chocolat n'ont rien à envier à ceux de Wuthrich à Lausanne ou de Sprüngli à Zurich.

Grâce à tout ça, le temps s'écoule rapidement et le moment est à nouveau venu de quitter le pays où nous nous trouvons pour partir à la découverte du suivant.

De nouvelles photos

On a profité de quelques jours tranquilles pour mettre à jour notre galerie photo.

Vous trouverez de nouvelles images de notre voyage aux USA, en Australie et en Chine sous

http://www.favrefamily.ch/photos/

Du 27 avril au 25 mai 2007: Séjour en Égypte

Après avoir passé dix jours au milieu des animaux sauvages, nous voici de retour dans la civilisation.

La ville du Caire grouille de monde et de voitures toutes plus pourries les unes que les autres.
Le niveau de pollution est tel qu'on évitera le centre ville autant que possible.

Heureusement, notre hôtel se trouve un peu à l'extérieur, du côté de Gizeh, à quelques kilomètres des pyramides. Si on évite le CO2, on a droit par contre à une invasion de moustiques qui se régalent chaque nuit du bon sang helvétique.

         

On y reste le temps de visiter les trois pyramides (Khéops, Khéphren et Mykérinos) et le sphinx à Gizeh, la pyramide de Saqqarah et le musée du Caire, entièrement consacré à l'antiquité égyptienne.

         

Le musée du Caire n'est pas très bien entretenu et ses collections ne sont pas présentées de manière très didactique. Nous nous émerveillons quand même tous devant les beautés du trésor de Toutankhamon.

Du Caire, nous partons en train de nuit pour Assouan. Le système ferroviaire égyptien n'est pas aussi bien entretenu que celui des CFF et la nuit de sommeil ne sera pas des plus réparatrices.

Assouan se trouve au Sud de l'Egypte à environ 850 km du Caire. Cette cité, la plus méridionale d'Égypte, a longtemps été l'une des principales entrées et sorties de l'Afrique noire, donnant naissance à un commerce prospère sur la route des caravanes. Les habitants y sont très accueillants.

         
Notre venue dans cette ville est principalement guidée par notre volonté de visiter les temples d'Abu Simbel, qui se trouvent à environ 300 km au Sud-Ouest d'Assouan.

Pour aller jusqu'à Abu Simbel, on doit se joindre à un convoi organisé de voitures, qui sera accompagné de gardes armés. La proximité du Soudan et les divers attentats survenus en Égypte il y a quelques années rendent le gouvernement soucieux de la sécurité des touristes.
Ce jour-là, notre voiture sera presque la seule du convoi et nous aurons donc la « chance » de voyager en compagnie d'un militaire armé jusqu'aux dents mais assoupi pendant les trois heures que dure le trajet.

Mais ce long voyage vaut vraiment la peine quand on découvre la beauté du site avec ses impressionnantes statues de Ramses II et de son épouse Néfertari.

         

        

D'Assouan, nous partons pour Louxor en croisière sur le Nil.
Les enfants adorent ces quelques jours passés sur un des plus célèbres fleuves du monde.

Le long du trajet, nous nous arrêtons pour visiter deux temples: Kôm-Ombo et Edfou.

Le temple de Kom-Ombo est dédié au dieu Sobek, le dieu du temps. Il est représenté avec une tête de crocodile, des cornes de bélier surmontées de plumes et le corps d' un humain.

Le temple est un peu cassé mais on peut quand même admirer les gravures et les hiéroglyphes sur les murs.

Il y avait un bâtiment à côté du temple qui exposait deux momies de crocodiles.

         

Le temple d'Edfou est dédié au dieu Horus, le dieu du lever du soleil. C'est l'un des dieux les plus importants et les plus puissants de l'Egypte ancienne. Il est représenté comme un faucon ou un homme avec une tête de faucon.

Le temple est en meilleur état que tous les autres temples d'Égypte. Les sculptures et les hiéroglyphes muraux sont superbes.

Il y avait une belle statue d'Horus en granit noir presque deux fois plus grande que papa.

         

Après trois jours sur le Nil, nous retrouvons la terre ferme à Louxor et découvrons une ville un peu trop touristique à notre goût, où les prix ont malheureusement pris l'ascenseur. Heureusement nous n'y restons que deux nuits.

Louxor est considérée comme le plus grand musée à ciel ouvert du monde. On y découvre effectivement des chef-d'oeuvres architecturaux somptueux.

Nous visitons la vallée des rois, le temple dédié à la reine Hatshepsout, les temples de Karnak et de Luxor.

         

Pour ceux intéressés par plus de détails sur les dieux adorés dans ces différents lieux, sur la particularités de ces différents dieux et sur leurs diverses représentations, n'hésitez pas à envoyer un email à Léonard (leonard@favrefamily.ch) qui est devenu un expert en la matière.

La chaleur est accablante au milieu de toutes ces pierres, mais les sites sont tellement magnifiques que ça vaut bien un petit effort.

Après ces deux semaines et demi de visites intensives, nous décidons d'aller nous reposer et profiter un peu de la mer Rouge.
Nous trouvons au dernier moment un super plan dans un bel hôtel à Hurghada, où toute la famille se régale de plage, snorkeling, buffets somptueux, volley-ball, football, tennis ou farniente.

         

On aime tellement ça qu'on recommence pour quelques jours à Nuweiba sur l'autre côte de la péninsule du Sinai dans un hôtel tenu par un ... « Britannico-Suisse allemand ».

      
Cela nous permet d'avancer un peu dans l'école et les devoirs et de préparer calmement la suite de notre voyage en Jordanie.

Pour éviter quelques dépenses, nous décidons de ne pas prendre le ferry pour la Jordanie mais de passer par les voies terrestres. Il nous faut donc prendre trois taxis différents et traverser deux frontières à pied (Egypte-Israël et Israël-Jordanie) pour finalement rejoindre Aqaba en Jordanie, après avoir passé à peu près une heure en Israël.