Du 13 au 20 décembre 2006: séjour au Chili
Dès notre arrivée à Santiago, nous avons l'impression de ne plus être en Amérique du Sud: La ville est propre, bien entretenue et équipée d'un métro hyper-moderne.
Nous nous baladons dans un centre ville charmant, essentiellement dédié aux piétons, visitons le musée d'art pré-colombien, qui nous permet d'admirer à nouveau des oeuvres réalisées par les Aztèques, Mayas ou Incas au cours des siècles passés.

Nous nous arrêtons sur des terrasses ombragées, où JC peut goûter les vins locaux, qui n'ont rien à envier à ceux dégustés auparavant en Argentine.
Nous profitons également des trois jours passés à Santiago pour essayer de faire réparer la disque dur d'un des ordis, mais le support technique du bureau de Santiago ne fait pas partie du réseau international de garantie.
C'est donc sans réparation que nous partons pour l'île de Pâques.
Cette île chilienne se trouve tout de même à plus de 3'700 kilomètres des côtes. Elle a une superficie d'environ 160 kilomètres carré et est peuplée de quelques 3'300 habitants.
Elle tient son nom du fait qu'elle a été découverte le jour de Pâques (en 1722).
On arrive chez Jérôme, petit gite local où nous logerons pendant notre séjour.
Jérôme et sa famille sont très accueillants et l'ambiance y est très agréable.
Les enfants font la connaissance d'enfants de leur âge et profitent de jouer dans ce cadre naturel extraordinaire.

Grâce à notre guide, nous découvrons une île magnifique et mystérieuse qui est restée préservée du tourisme et qui a su garder tout son charme.
Nous sommes très impressionnés par les "Moaïs", ces statues de pierre érigées un peu partout sur l'île, quelque part entre le 13ème et le 16ème siècle, par des indigènes dont on ne connaît pas grand-chose, que ce soit sur leurs motivations ou sur leurs manières de travailler.

Il y en a environ 900, dont à peu près la moitié gisent inachevées dans la carrière principale.
L’arrêt précipité évident de leur production laisse supposer qu’un événement exceptionnel a mis fin aux us et coutumes de l’île.

Nous profitons également des plages de sable blanc qui longent le nord de l'île pour faire un brin de bronzette dans ce cadre idyllique.
Du 19 novembre au 13 décembre 2006: séjour en Argentine
Ca y est: on a récupéré un ordinateur.
On va pouvoir se remettre sérieusement au boulot et vous donner des nouvelles (plus ou moins fraiches).
Aussi on profite de quelques jours de repos le long des plages australiennes pour récupérer un peu du retard accumulé.
Voici tout d'abord une "brève" description de notre séjour en Argentine:
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Buenos Aires
Pour la première fois depuis le début de notre voyage, nous arrivons dans un endroit connu.
Tout le monde s'en réjouit et nous retrouvons rapidement nos points de repère.
Durant les trois jours passés à Buenos Aires, nous devons essayer de réparer nos ordinateurs malades et trouver une voiture de location.
Nous nous y mettons immédiatement car ici rien n'est rapide ni facile.
Finalement, après deux jours de recherche, nous trouvons enfin une voiture pour sept personnes.
C'est pas un modèle très récent, mais on s'en accommodera.
Nous profitons alors de notre temps libre pour nous rendre en train dans le quartier où nous avons vécu autrefois. Les enfants reconnaissent la maison et Amandine est ravie de découvrir où elle est née.
Après beaucoup de "helados" (glaces artisanales) et quelques bonnes "parillas" (grillade à la mode argentine), dont une avec Federico qui arrive tout juste de Lausanne avec une bonne bouteille de Dézaley sous le bras,
notre petit séjour dans la capitale touche à sa fin et nous partons pour le nord du pays.
Première destination: les chutes d'Iguazu.
Elles se trouvent quand même à plus de 1600 km de Buenos Aires.
Nous prévoyons donc de faire le trajet en trois jours.
Tout se passe bien jusqu'au deuxième jour, où nous tombons en panne d'essence ( ...alors que la jauge indiquait encore un quart de plein !).
Nous nous trouvons évidemment au milieu de nulle part et en plein soleil.
Par chance, moins d'un quart d'heure plus tard, un routier sympa s'arrête pour nous aider.
Il nous propose de nous tirer jusqu'à la prochaine station essence.
Nous acceptons volontiers et nous retrouvons ainsi accrochés un mètre (la corde était un peu courte) à l'arrière d'un énorme camion.
Nous roulons ainsi sur environ 20 km et Jean-Claude est content d'arriver car, comme le moteur ne tournait plus, la voiture freinait très mal et l'arrière du camion nous semblait toujours plus proche.
Après avoir fait le plein et bu un verre avec le chauffeur, nous repartons pour quelques centaines de kilomètres.
Le reste du voyage jusqu'à Iguazu se passe sans problème.
Nous visitons les chutes côté argentin et découvrons un lieu magnifique avec des cascades de toute beauté au milieu d'une forêt tropicale intense.
Après deux jours passés à Iguazu, nous repartons vers l'ouest en direction de Salta.
A nouveau, nous sommes obligés de faire le trajet en plusieurs jours, car les distances sont énormes.
Nous faisons à chaque fois étape dans des villes de province pas très belles, mais heureusement peuplées d'habitants plutôt sympas.
La voiture commence à perdre de l'eau à chaque fois qu'on s'arrête et a un peu tendance à surchauffer.
Nous nous équipons donc de quelques bouteilles d'eau, ainsi que d'un bidon d'huile, et continuons à avaler les kilomètres.
A chaque arrêt, nous sommes maintenant obligés de rajouter quelques décilitres d'eau dans le radiateur, mais à part ça, tout va bien.
Après trois jours de route, une crevaison, plusieurs arrêts pour refroidir la voiture ainsi que 160 kilomètres en trop dus à une erreur de carte, nous arrivons enfin à Salta.
Nous y passons quatre jours tranquilles, profitons de faire un peu d'école avec les enfants et visitons un peu les environs.
Cette ville à l'ancienne architecture coloniale est située au pied des Andes à environ 1200 mt d'altitude. C'est la capitale d'une région touristique connue pour ces paysages somptueux.
Après ces quelques jours de repos, nous prenons la route pour Cafayate.
C'est la plus belle route que nous ayons faite en Argentine.
Elle est bordée sur plusieurs dizaines de kilomètres de montagnes aux couleurs magnifiques.
Au détour d'un virage, dans un amphithéâtre creusé dans la roche, nous faisons la connaissance de Raphaël, un gars d'Avenche qui fait un voyage de deux mois à vélo en Amérique du Sud.
Nous apprenons qu'il a eu des contacts avec notre ami Frédo ... Le monde est vraiment petit.
Nous échangeons nos adresses et nous donnons rendez-vous à Buenos Aires pour un bon steak.
Après Cafayate, nous descendons au Sud en direction de Mendoza.
Sur la route, nous pouvons visiter la vallée de la lune (parc d'Ischigualasto), ainsi que le parc national de Talampaya.
Ces deux parcs sont parmi les gisements paléontologiques les plus importants au monde.
On y trouve des paysages magnifiques et des formations géologiques représentant l'histoire complète de la période triassique (-245 à -205 millions d'années).

Un peu plus au Sud, nous devons faire une nouvelle pause forcée de deux jours à Catamarca, car il faut finalement faire ressouder le radiateur.
C'est ainsi que nous apprenons que ce radiateur avait déjà subi plusieurs réparations similaires dans le passé ...
Les enfants profiteront de cette halte pour faire un peu de cheval dans les pré-alpes andines.
Tout en continuant notre descente vers le sud, nous pouvons constater que les routes sont de moins en moins bien entretenues.
Nous passons des kilomètres sur des routes remplies de gros cratères ou même carrément sur des routes en terre.
Nous avons même une fois dû traverser une rivière.
Nous constatons malheureusement que, malgré la réparation, le radiateur a de nouveau des fuites.
Finalement nous arrivons à Mendoza où nous logeons à 40 kilomètres du centre-ville dans un ancien moulin à huile.
Nous y passons quatre jours très tranquilles durant lesquels nous alternons visites de caves et baignades à la piscine.
Mais voilà déjà vingt jours que nous parcourons les grands espaces argentins et il est temps d'entreprendre la traversée Ouest-Est pour retourner à Buenos Aires.
On fait le trajet en deux jours sans trop d'encombres.
Le radiateur a toujours plus de peine, alors on s'arrête le moins possible pour éviter qu'il ne se vide à chaque fois qu'on stoppe le moteur.
Finalement, on arrive à Buenos Aires après un parcours de 6'500 kms.
Il ne nous reste plus qu'à aller rendre la voiture et c'est finalement en arrivant devant le bureau de location que le radiateur rend l'âme et se vide de tout son contenu.
On n'est pas mécontent de redevenir des piétons.
Après un bon repas avec Raphaël et une dernière nuit en Argentine, on prend congé de grand-maman qui aura finalement passé plus de six semaines en notre compagnie.
C'était un plaisir pour tout le monde et on la remercie encore de s'être occupée si souvent des enfants.
Bonne Annee 2007
Je sais ... Je vous avais promis des nouvelles plus regulières.
Le problème, c'est qu'en Polynésie Française, les café internet ne courent pas les plages.
Heureusement, nous voici enfin sortis de cet enfer primitif et sommes maintenant à Sydney, où nous pouvons jouir de toutes les merveilles technologiques de notre monde morderne.
Blagues à part, nous avons passés deux excellentes semaines sur les îles (une à Tahiti et une à Moorea) et avons profité de nous reposer après ces quatre premiers mois de voyage ininterrompu.
Le farniente sur les plages de sable blanc a été des plus bénéfiques pour toute la famille.
Nous démarrons ainsi l'année nouvelle avec le plein d'énergie et prêts pour de nouvelles découvertes.
Nous vous souhaitons à tous une excellente année 2007, remplie de bonheur, santé et succès.
Et que tous vos rêves se réalisent.