Les Favre ont le sens de l'aventure. Maman, papa et les quatre enfants bourlinguent pendant dix mois autour du monde.


Syndiquez ce blog

Images de la route

 
Vous trouverez de nouvelles images dans notre galerie  photo :

http://www.favrefamily.ch/photos/

Du 14 au 20 septembre 2006 : Des chutes du Niagara à Chicago


C’est vrai qu’elles sont impressionnantes. On en oublie même le fait qu’il faille pour s’y rendre s’entasser dans un bus remplis de californiens et d’indiens (ceux d’Inde, pas ceux du Far-West) qui nous ferait presque regretter le confort et l’espace dans notre camping-car.

Les enfants n’en reviennent pas quand ils apprennent que la quantité d’eau déversée par les chutes en 1 minute permettrait de remplir 1 million de baignoires.

Et aux chutes, pas besoin de pluie pour être mouillé. Que ce soit au bas des chutes sur un bateau ou en dessous à pied.

Mis à part les chutes, il n’y a pas grand’ chose à voir dans la région, aussi, après avoir bien profité de ces joies aquatiques, nous reprenons la route pour nous rendre à Chicago.

La journée du samedi 16 septembre est de celles qu’on préfère oublier. Vous savez, ce genre de journées où tout va mal du lever au coucher.
On commence la journée par un détour chez le médecin car Benjamin est malade. Cela nous permet de découvrir les pratiques médicales américaines :

  1. Vous attendez 1 heure dans une salle d’attente remplies de patients très patients
  2. Vous voyez ensuite le docteur pendant 2 minutes 30, le temps qu’il vous prescrive de bons antibiotiques
  3. Vous patientez ensuite encore 40 minutes à la pharmacie le temps qu’ils vous préparent le médicament prescrit et vous expliquent avec moultes détails comment l’avaler (c’est vrai que c’est compliqué deux cuillers à thé trois fois par jour).

On se retrouve ensuite bloqués au milieu de Détroit à cause d’une autoroute fermée temporairement et d’une déviation trop étroite pour le flux de camions et autres véhicules voulant tous avancer en même temps.

Je vous passe les autres travaux et accidents rencontrés tout au long de notre route, qui nous mène finalement au camping recherché où nous nous arrêtons derrière un gros camping-car qui, comme nous l’apprend le gardien, vient de prendre la dernière place disponible du camping.

Conclusion : nous voila repartis pour 40 kilomètres de plus pour enfin nous poser pour la nuit.

Le lendemain, on arrive finalement à Chicago.

Cette ville nous a immédiatement plu (beaucoup plus que New-York), malgré le fait qu’on ait passé deux heures avec notre gros bahut à rouler dans les rues du nord-est à la recherche de la maison de Patricia, la cousine de Jean-Claude.

On ne sait pas trop si c’est Jean-Claude qui n’a pas compris les instructions de Patricia ou Patricia qui n’a pas expliqué correctement. A vous de voir.

L’essentiel est qu’on a passé une excellente soirée en compagnie de Michael et de Patricia.

On a ainsi pu voir l’effet sur Patricia des nombreuses années passées aux US, avec au menu les énormes hamburgers maison, les « beans » (haricots) à la sauce sucrée et finalement les énormes glaces arrosées de sauce chocolat ou caramel pour le dessert.

La soirée s’est prolongée un peu, ce qui nous a fait arriver trop tard au camping pour la nuit.

Conclusion : on passe la nuit sur un parking au lieu de la passer dans le camping.

Le lendemain, on se débarrasse finalement du camping-car, pour retourner dans un environnement civilisé : un bon hôtel 3 étoiles avec de la place dans les chambres et dans les salles de bain.

On passe trois jours à Chicago qui nous permettent de découvrir une ville qui nous enchante.
(JC est ouvert à toute proposition de job dans cette ville à partir d’août 2007).

Les enfants ont adoré le grand aquarium, avec une superbe exposition sur les reptiles, et le planétarium qui leur explique les origines de notre galaxie.

Les parents ont apprécié les rues, les buildings et les parcs du centre, en particulier le Millenium Park.

Ce séjour est définitivement trop court et il faudra revenir.

Prochaine étape : Los Angeles

Copie d'un email reçu de mon ami Michel


Ne manque que la partie grillagée de cette magnifique bourka...

Mon cher petit Brett, après la barbe naissante - limite intégriste (voir mon commentaire précédent) - une reprise en main me paraît plus que nécessaire : les soeurs A & C ont-elles vraiment mesurés tous les risques en décidant de porter cette tenue, par ailleurs à la couleur franchement subversive ?
Si vous continuez comme ça, on risque dans le meilleur des cas de vous revoir plus vite au pays et dans le pire des cas, de vous envoyer des oranges à Guantanamo !

Bisous à tous !

Du 10 au 14 septembre : De Québec aux Chutes du Niagara

Je sais, on est en retard, mais les semaines passent beaucoup plus vite quand on est sur la route.


Après Montréal, nous montons sur Québec, capitale de la province.

Plusnous montons vers le nord et plus les nuits deviennent fraiches,surtout quand le chauffage du camping-car est défaillant. Alors lesdouches ont tendance à s’espacer.

Québec est une très jolie villequi a su préserver son centre historique et où les racines francophonessont encore bien présentes (Comme ça fait plaisir de parler français !).


Pour nous réchauffer, nous faisons un petit tour chez Erico,un chocolatier local qui n’a rien à envier aux Suisses ou aux Belges.Un musée du chocolat nous explique les origines de notre plaisirgourmand.

Pour plus d’info sur Québec, vous pouvez consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/Québec_(ville)
Et sur Erico : http://www.chocomusee.com


Fuyantle froid et la pluie, nous retournons vers Montréal et notre route nousamène au fond d’une forêt d’érables où nous découvrons une sucrerie traditionnelle.


La production du sirop d’érable ayant lieu à la fin de l’hiver, il n’y a pas foule en ce mois de septembre.
Nous sommes cependant accueillis par le maître des lieux, Pierre Faucher,qui malgré une rage de dents, nous présente son domaine et nousexplique le fonctionnement d’une sucrerie traditionnelle, où le siropd’érable est préparé au feu de bois.

A la fin de la visite, ilnous propose un grand plat de crêpes bien arrosées de son sirop,auxquelles les enfants font fort bon accueil (il faudra même unedeuxième tournée pour calmer leur appétit).

Pierre nous a offertnon seulement cet excellent repas, mais également une énorme bouteillede sirop d’érable et la farine nécessaire à la préparation des crêpespouvant l’accompagner.

Il a simplement dit que c’était parcequ’il nous trouvait courageux de faire ce voyage à six et qu’iltrouvait formidable notre projet.

On espère avoir l’occasion derevenir le trouver un mois de mars ou d’avril quand sa sucrerie tourneà fond et quand les effluves de sirop d’érable remplissent les environsenneigés.

Nous vous recommandons une visite de http://www.sucreriedelamontagne.com


Sur notre route vers les chutes du Niagara, nous aurons également l’occasion de visiter deux autres endroits magnifiques :

  • Les « 1000 islands » (« les 1000 îles »):

Un ensemble d’îles plus ou moins grandes, regroupées dans la région où le lac Ontario se déverse dans le St-Laurent.

Il y en a en fait 1'865 (pas qu’on les ait comptés, mais c’est ce qu’on nous a dit).

Cettequantité impressionnante d’îles crée une mosaïque incroyable dans l’eaudu fleuve, au milieu de laquelle les bateaux slaloment paisiblement.
  

  • L’Upper Canada Village

Où comment vous retrouver le temps d’une journée dans un village canadien au milieu du 19ème siècle.
Des gens y vivent comme à l’époque. Certains faisant du pain, d’autres des meubles ou des habits.

Les enfants ont adoré (mais je ne suis pas sûr qu’ils tiendraient le coup bien longtemps sans TV, gameboys et Cie).
Vous trouverez plus d’info sous http://www.uppercanadavillage.com/francais/index.htm

Essayant de fuir la pluie qui nous poursuit, nous roulons vers l’ouest.

Prochaine étape : les chutes du Niagara.

Copie d'un email reçu de mon ami Christophe

Chers Jean-Claude, Catherine et descendants,

Chapeau pour le blog, où des photos plus réalistes ont remplacé les cocotiers et le sable blanc ; ça, c’est pour plus tard ! Tout a l’air de bien se passer, et les conseils à ceux qui voudraient louer un camping car (les draps de Wall-mart) ont certainement été retenus par vos visiteurs !

Je ne sais comment mettre des commentaires aux photos qui ne sont pas dans le corps du blog …


La toute dernière de l’album NY me fait vraiment penser à une star BCBG qui aurait ramassé dans sa somptueuse limo un SDF pour agrémenter sa soirée d’un peu de piment ! … ceci dit, le SDF a l’air bien dans les vapeurs de son litron de rouge !

On pense à vous.

Amitiés,

CF/

Du 7 au 10 septembre 2006: de Montréal à Québec

Jour après jour nous prenons l’habitude de vivre à 6 dans 10 m2.

Les différentes tâches ont été réparties de manières équitables :

  • essuyer la vaisselle, mettre et débarrasser la table, balayer et nettoyer les toilettes c’est pour les enfants,

  • conduire et faire les vidanges des eaux usées c’est pour Jean-Claude

  • et les repas c’est pour Catherine.

En dehors de ça, il faut noter que Jean-Claude est devenu le pro de la lessive dans les « laundry ».

Nous avons passé une journée à Montréal. C’est une très belle ville, propre, calme, super sympa.



Côté nourriture, on ne peut pas dire que les Américains et les canadiens soient des pros…
Les enfants ont pris plusieurs fois des lasagnes, mais ils ont chaque fois été déçus : «  Celles à Nonna sont meilleures… »
Dès qu’on veut bien manger, c’est vite très cher… ou alors c’est du chinois… mais ça on garde pour plus tard !

Les québécois ont une spécialité: la poutine.
Il s’agit de frites recouvertes de fromage avec une sauce barbecue « légère » par-dessus…je vous laisse imaginer !

Mais grâce à la cuisine d’ 1m2 et aux deux casseroles minuscules… Catherine fait des miracles !!!

 

Du 3 au 7 septembre 2006: En route vers Montréal

... ou toutes les joies du camping-car en famille nombreuse.


Une chose qu’il faut savoir, c’est qu’aux US quand il vous loue un camping-car, il n’y a pas grand-chose dedans :

Pas de draps, pas d’oreillers, pas de sacs de couchage, pas d’assiettes, pas de casseroles, pas de couverts, pas de …

Ca pose forcément un problème quand vous n’avez pas prévu d’emporter ces petites choses dans votre sac à dos.

Donc première étape, le Wall-Mart du coin.

Heureusement par contre que ce qu’on ne trouve pas dans le camping-car,  on le trouve facilement dans ces super-(hyper-)marché américain pour pas trop cher.

Le problème par contre, c’est qu’en sortant de ces grandes zones commerciales perdues dans des banlieues sans fin, on ne sait pas trop où on se trouve.

Alors à défaut de savoir où aller, autant s’arrêter pour manger quelque chose.

C’est ainsi qu’alors qu’on se rechargeait les batteries dans un petit chinois, nous avons croisé George, qui, comme beaucoup d’autres, nous demande d’où on vient, où est-ce qu’on va, …
On lui raconte notre projet. Il a aussi 4 enfants (dont des triplés de 1 année !) et il nous envie clairement.
George nous quitte et nous finissons tranquillement notre repas.

10 minutes plus tard, voilà George qui revient et qui nous demande : « A propos, j’ai oublié de vous demander : comment êtes-vous arrivés dans ce coin ? ».
On est alors bien obligé de lui avouer qu’on en sait trop rien et qu’on ne sait pas trop où on se trouve.
George nous propose alors de nous guider. Il nous indiquera non seulement notre route, mais également les endroits où faire nos courses, mettre à jour notre GPS, visiter sur notre route vers le Canada.

Tout au long de notre route, nous aurons l’occasion de constater cette spontanéité et cette gentillesse.
Jean-Claude a même rencontré une dame dans un magasin qui lui a offert une couverture (il en cherchait une et le magasin en question n’en vendait pas. La bonne samaritaine en avait une dans sa voiture).

La route vers le Canada nous a conduits dans des régions vertes et montagneuses. On se serait presque cru dans nos régions.
On a d’ailleurs croisé des villes du nom de Geneva, Interlaken ou Belmont.

Les campings sont spacieux, bien équipés et disposent tous de jeux divers pour les enfants.
Par contre, Amandine ne doit pas oublié de mettre le haut de son maillot de bain, sous peine de choquer les prudes américains.

La motivation aux études n’est par contre pas très élevée.

On vous passera les détails des joies du camping. Vous avez qu’à revoir le sketch de Franck Dubosc pour vous mettre dans l’ambiance.

Prochaine étape : Montréal

30.08.06 - 02.09.06 : New York, New York

Découverte de New York.

Quelques gratte ciels...

Premier commentaire des enfants : c’est plus propre qu’à Paris. Ca ne veut pas pour autant dire que ça ressemble à Lausanne.

Le rythme est soutenu toute la journée.
Il faut voirle plus de choses possibles : la statue de la Liberté, l’Empire StateBuilding, Central Park, Times square, Wall Street, Ground zero…

Partout les mêmes constatations :
  • les américains ont la hantise des attentats, ce qui nous fait passerpar des détecteurs de métal à chaque entrée de musée ou d’attraction.
  • Les américains aiment se goinfrer, ce qui nous fait passer dans un McDo ou un Wendy à l’intérieur de chaque musée ou d’attraction.
  • Les américains aiment consommer à outrance, ce qui nous fait passer pardes magasins de souvenirs à chaque sortie de musée ou d’attraction.
Shops

New York est telle que nous l’avions imaginée :
stressante pour une famille de 6 personnes en balade, surtout quand on se trompe desens dans le métro et qu’on se retrouve dans le Bronx au lieu de Little Italy.

Heureusement, il y reste quelques havres de paix, comme le « WholeFoods Market », un supermarché de luxe (genre Globus) où on trouve mêmedu gruyère de chez nous.

Du gruyère à New York

On est quand même content de quitter la ville le dimanche pour aller(en limousine je vous prie) prendre possession de notre magnifiquecamping-car. Ceci d’autant plus qu’une tempête souffle sur New-York.

Départ en Limousine


09:32:09 . 06.09.06 . jcf . Carnet de route .